Feux additionnels moto : mon test longue durée des COLIGHT Apex 4,5"
Ce que change réellement un faisceau large quand on roule de nuit en montagne — et pourquoi ce n'est pas la même chose qu'une longue portée.
| Statut | Essai longue durée en cours |
| Dernière mise à jour | 16 septembre 2026 |
| Kilométrage du test | à renseigner — cet article sera actualisé |
| Moto d'essai | Honda NT1100 |
| Matériel | COLIGHT Apex 4,5" (paire), fournie par COLIGHT |
1. Mieux voir la nuit : le vrai sujet
Les feux additionnels, ce n'est pas une question de « watts en plus ». Sur une route de montagne, la nuit, le problème n'est pas seulement de voir loin devant : c'est de comprendre où va la route.
Une courbe qui se referme, une chaussée qui se resserre, un bord qui disparaît, un virage qui monte — ces informations se lisent dans l'éclairage latéral. Un faisceau très concentré au centre peut être puissant et laisser l'entrée du virage complètement noire.
C'est la distinction que j'ai découverte en roulant avec ces feux, et c'est ce que cet article raconte : deux types d'éclairage qui font deux métiers différents.
2. Mon expérience de COLIGHT avant même de recevoir le produit
Avant que nous parlions de collaboration, j'ai eu de nombreux échanges avec COLIGHT. J'avais plusieurs questions techniques et pratiques sur leurs feux, et j'ai reçu des réponses à chaque fois.
Dans mes échanges avant le partenariat, j'ai trouvé l'équipe disponible et sérieuse, et plutôt précise dans ses réponses : ils prenaient le temps de répondre à ce que je demandais, ce qui n'est pas systématique. C'est ce qui a compté dans ma décision de travailler avec eux.
Je précise le périmètre : c'est mon expérience de ces échanges, pas un jugement général sur l'entreprise. Le partenariat est récent, et ce qui compte pour un tel produit, c'est ce qui se passe après — y compris en cas de problème. Je le dirai si ça arrive.
3. Ce qu'il y a dans le colis
Première remarque, à l'ouverture : l'emballage est particulièrement soigné. Ce n'est pas un détail cosmétique — sur ce type de produit, la façon dont le kit est présenté donne déjà une idée du soin apporté à la fabrication et à l'expédition.
Au déballage, rien ne manquait. Le kit se présente comme un ensemble complet et cohérent :
- la paire d'Apex 4,5" ;
- le faisceau électrique, propre, avec des câblages et des connexions clairement identifiables ;
- le contrôleur ;
- les accessoires et supports fournis par le fabricant.
L'impression d'ensemble est celle d'un kit pensé comme un tout, pas d'un assemblage d'éléments hétérogènes. Le faisceau, en particulier, ne donne pas l'impression d'un câblage improvisé.
photos/feux-colight-apex-colis · photos/feux-colight-apex-paire · photos/colight-apex-faisceau-controleur · photos/colight-apex-supports
4. Première prise en main : la sensation de qualité
Quand on prend les Apex en main, il y a une chose qui frappe tout de suite : le feu est relativement lourd. On sent de la matière, et une construction massive plutôt qu'un produit léger et creux.
Ce que j'ai constaté en les prenant en main :
- une sensation de construction massive et d'assemblage sérieux ;
- une finition qui donne une impression de durabilité, pas de fragilité ;
- un poids qui rassure plutôt qu'il n'inquiète, pour un élément qui va subir vibrations et intempéries.
Ce que je ne peux pas affirmer. La finition inspire confiance, mais je ne peux pas confirmer à ce stade le procédé exact de peinture utilisé — j'ai l'intuition d'une peinture cuite au four, et je ne la présenterai pas comme une caractéristique tant que ce n'est pas confirmé par le fabricant. Même discipline pour tout le reste : ce que je constate visuellement, je le décris ; ce que je ne sais pas, je le dis.
5. Ce que COLIGHT annonce
Le tableau ci-dessous reprend les données annoncées par le fabricant pour l'Apex 4,5". Ce sont des valeurs constructeur, pas des mesures que j'aurais réalisées.
| Caractéristique | Donnée annoncée par COLIGHT |
|---|---|
| Diamètre | 4,5" |
| Architecture optique | Double optique |
| Optique de croisement | Faisceau large à coupure |
| Optique de longue portée | Faisceau séparé, concentré |
| Portée annoncée (longue portée) | 480 m à 1 lux |
| Puissance combinée | 118 W |
| Halo | Blanc dynamique |
| Feux de position | DRL ambre |
| Niveaux de puissance | 4 niveaux |
| Étanchéité | IP68 |
Et ce que j'ai constaté, moi, en roulant — c'est tout l'objet des sections suivantes. Les deux ne se mélangent pas.
6. L'installation sur ma NT1100
Le kit COLIGHT comporte ses propres supports de montage. Sur ma Honda NT1100, j'ai dû ajouter des supports de fourche pour obtenir exactement le positionnement que je souhaitais. C'est une adaptation liée à ma moto et à ma configuration, pas un manque du kit : les supports fournis sont là, mais ma géométrie de fourche et l'endroit où je voulais les feux demandaient autre chose.
Ce que j'ai voulu obtenir
- Un positionnement sur la fourche, choisi pour être à la bonne hauteur et suivre l'orientation de la direction.
- Une orientation légèrement ouverte vers l'extérieur. C'est un choix délibéré : je voulais que les feux éclairent les côtés de la chaussée et l'amorce des courbes, pas seulement l'axe devant moi.
C'est cette orientation qui donne son intérêt au faisceau large — j'y reviens en section 7. Un montage bien aligné dans l'axe aurait produit un résultat différent.
photos/colight-apex-support-fourche-nt1100 · photos/colight-apex-face-nt1100 · photos/colight-apex-cablage · photos/colight-apex-commande
Le temps de montage exact et les éventuelles difficultés rencontrées seront précisés dans le journal du test, en bas de page.
7. Le point central : le faisceau de croisement large
C'est la découverte la plus marquante de ce début d'essai — et ce n'est pas la puissance.
En mode croisement, la largeur d'éclairage m'a particulièrement surpris. Ce n'est pas la quantité de lumière qui change tout : c'est le fait de pouvoir lire l'environnement de la route et la courbe qui arrive.
Concrètement, sur route sinueuse de nuit, cette largeur me permet de mieux identifier :
- l'entrée du virage — je la vois se dessiner au lieu de la deviner ;
- l'intérieur de la courbe, qui reste lisible au lieu de tomber dans le noir ;
- les bords de chaussée, leurs limites et leur état ;
- l'environnement immédiat : bas-côté, talus, présence éventuelle ;
- la direction que prend la route, surtout quand elle se referme devant soi.
Avec les feux légèrement orientés vers l'extérieur — ma configuration — cette largeur est particulièrement agréable en virage. Même dans les virages serrés, la différence de lecture de la route est très importante par rapport à ce que j'avais avant.
Ce que je ne dis pas : que cela transforme une épingle en plein jour. Ce n'est pas le cas, et le dire serait malhonnête. Ce que je dis, c'est que la lecture de la route change de nature : on passe de « je vois devant » à « je comprends où ça va ».
8. Le test qui m'a le plus marqué
Le moment où j'ai coupé les feux
J'arrive à l'approche d'un virage, de nuit, avec les Apex allumés. Je les coupe.
La lecture de la route se dégrade immédiatement. Au point que j'ai naturellement — sans y penser — eu besoin de réduire très fortement mon allure.
Je les rallume. L'environnement de la courbe redevient instantanément beaucoup plus lisible.
Dans ces conditions, mon estimation subjective est que je devais réduire ma vitesse de plus de la moitié quand les Apex étaient coupés, et probablement davantage.
⚠️ Ce n'est pas une mesure instrumentée. Ni 50 %, ni 60 %, ni 70 % ne sont des chiffres scientifiques : je n'avais pas de télémétrie ni de protocole de mesure.
C'est mon ressenti au guidon : la différence était telle que, sans les Apex, j'avais instinctivement besoin de réduire très fortement mon allure pour retrouver la même marge de lecture de la route. Je préfère le formuler ainsi que d'avancer un pourcentage que rien ne démontre.
Les photos, prises au même endroit
Voici la comparaison, faite au même endroit, sur la même route, dans les mêmes conditions. Les mentions incrustées sur les images indiquent quelle configuration est allumée : à gauche mon éclairage d'origine, à droite avec les Apex.
Ces deux photos ont été prises à l'arrêt, avec le même appareil et les mêmes réglages. Elles illustrent une différence d'éclairage observable, pas une mesure photométrique : comme pour tout le reste de cet article, ce sont mes constats, pas des chiffres de laboratoire.
9. Ma moto n'était pas dépourvue d'éclairage
C'est un point important, parce qu'il change la lecture de ce test : je ne partais pas d'une moto sans éclairage.
Lors de ces essais, ma NT1100 disposait déjà de :
- l'éclairage d'origine Honda ;
- des feux additionnels / antibrouillard déjà installés sur la moto ;
- et selon les configurations, mes longues portées précédentes.
Malgré cet équipement déjà présent, l'allumage des Apex apporte encore une différence immédiatement perceptible. C'est ce qui m'a le plus étonné : je m'attendais à un gain marginal, et le gain est net.
Je le souligne parce que c'est un test plus sévère que si j'avais comparé à l'éclairage d'origine seul. En revanche, je ne peux pas convertir cette différence en « X lux de plus » : je n'ai pas les instruments, et je ne les inventerai pas.
10. Longue portée : une seconde fonction, très différente
Il serait réducteur de résumer ces feux à « ils éclairent très fort ». Ce que j'ai constaté, c'est qu'il y a deux fonctions réellement distinctes :
| Mode | Ce que j'ai constaté |
|---|---|
| Croisement (faisceau large) | Le bénéfice majeur est la lecture des courbes et de l'environnement proche et latéral. C'est le mode qui change le plus la conduite en montagne. |
| Longue portée | Le faisceau devient beaucoup plus concentré, et extrêmement puissant pour lire loin devant, sur les portions plus rectilignes ou pour anticiper un obstacle lointain. |
L'intérêt du système ne vient donc pas d'un seul mode, mais de la combinaison des deux : large pour comprendre, concentré pour anticiper.
11. Pourquoi ce type de faisceau m'intéresse : le Petit-Saint-Bernard
Il y a quelques années, j'ai dû franchir le Petit-Saint-Bernard en pleine nuit, vers 3 h du matin, avec environ deux mètres de neige de chaque côté de la route.
Dans cette situation, la difficulté n'était pas uniquement de voir loin. Ce qui était difficile, c'était de comprendre l'environnement de la chaussée et la direction que prenait la route dans l'obscurité, entre deux murs de neige. On cherche des repères qui n'existent pas.
C'est exactement le type de situation où un éclairage large — pas seulement puissant — change la donne. C'est ce souvenir qui m'a donné envie de tester ce genre de faisceau.
⚠️ Soyons précis : ce franchissement du Petit-Saint-Bernard a eu lieu avant ce test, avec un autre équipement. Les Apex n'ont pas été testés dans ces conditions. Ce souvenir explique pourquoi le sujet m'intéresse — ce n'est pas un résultat d'essai.
12. Sécurité : ce que je peux dire, et ce que je ne peux pas dire
Ce que je peux dire : mieux lire la route de nuit, disposer de plus d'informations visuelles et mieux anticiper, pour moi, change la conduite. Dans cette configuration précise et sur ces sorties, j'ai ressenti une meilleure perception de l'environnement.
Ce que je ne dirai pas : que ces feux « réduisent les accidents de X % ». Aucune donnée ne permet de l'affirmer, et un essai personnel ne constitue pas une étude.
Employons les mots justes : meilleure lecture de la route, meilleure perception de l'environnement, davantage d'informations visuelles disponibles, meilleure anticipation ressentie. Ce sont des observations de conduite, pas des garanties de sécurité.
13. Réglementation : ce qu'il faut savoir avant d'installer
C'est la question qui revient le plus quand on parle de feux additionnels — et c'est normal, parce que rouler avec un éclairage non conforme expose à une verbalisation, et parce que l'usage compte autant que le produit.
Les questions réelles que se posent les motards sont toujours les mêmes : est-ce homologué ? est-ce interdit ? où a-t-on le droit de les utiliser ?
Je ne réponds pas de mémoire sur ce sujet. Les règles d'installation et d'utilisation des feux additionnels en France doivent être vérifiées à la source — texte applicable et marquages/certifications effectivement présents sur le modèle reçu — avant d'être affirmées.
Tant que ce n'est pas fait, je n'écrirai pas « homologué route France » simplement parce que le fabricant commercialise le produit. Cette section sera complétée avec les sources vérifiées.
Ce que je peux déjà dire, sans risque : le point de vigilance n'est pas uniquement le produit, mais l'usage. Un faisceau large allumé face à un autre usager n'a pas le même effet qu'un feu de route correctement coupé — et c'est le genre de détail qu'un réglage et une commande bien pensés permettent de gérer.
14. Journal du test longue durée
Cet article est volontairement publié maintenant, et il va vivre. Chaque étape sera ajoutée à la même adresse, sans changer d'URL.
Réception et déballage
Septembre 2026
Kit complet, emballage soigné, faisceau propre, rien de manquant. Première prise en main : sensation de construction massive.
Installation sur la NT1100
Septembre 2026
Supports de fourche ajoutés pour obtenir le positionnement voulu. Orientation légèrement ouverte vers l'extérieur.
Premières sorties nocturnes
Septembre 2026
Constat majeur : la largeur du faisceau de croisement change la lecture des courbes. Test de coupure/allumage très marquant.
1 000 km — à venir dans le test
À venir
Pluie, vibrations, maintien du réglage dans le temps.
5 000 km — à venir dans le test
À venir
Étanchéité, condensation, vieillissement, connectique, supports, peinture.
Verdict long terme
À venir
Synthèse argumentée sur l'ensemble des critères ci-dessous.
15. Les critères sur lesquels je jugerai
Je les annonce à l'avance : c'est ce qui empêche un essai de devenir simplement enthousiaste. Le verdict final devra répondre à tout ça, y compris à ce qui ne va pas.
- Qualité de fabrication — tenue dans le temps, pas seulement à la prise en main
- Facilité d'installation réelle, adaptations comprises
- Qualité du faisceau large — le point fort présumé, à confirmer
- Portée en usage réel
- Homogénéité du faisceau, absence de zones sombres
- Réglage — précision, stabilité, facilité de correction
- Vibrations et maintien des supports
- Étanchéité et condensation (IP68 annoncé — à vérifier à l'usage)
- Vieillissement de la peinture
- Connectique et fonctionnement du contrôleur
- Usage sous pluie, en montagne, sur longue distance
- Gêne potentielle pour les autres usagers — un critère que je prends au sérieux
- Rapport prix / prestations
Pour aller plus loin
- L'équipement moto que j'utilise en road trip — la vue d'ensemble
- Comment je charge ma moto — dont le poids réel et la répartition
- Réglementation du motard par pays — équipement obligatoire et particularités
- Le guide « Voyager à moto » — par où commencer
- Les cols des Alpes à moto — là où l'éclairage compte vraiment
photos/feux-colight-apex-colis · photos/feux-colight-apex-paire · photos/colight-apex-faisceau-controleur · photos/colight-apex-support-fourche-nt1100 · photos/colight-apex-face-nt1100 · photos/colight-apex-cablage · photos/colight-apex-commande
Article publié le 16 septembre 2026, dans le cadre d'un partenariat avec COLIGHT. Essai longue durée en cours : les constatations ci-dessus correspondent à l'installation et aux premières sorties nocturnes réalisées. Cet article sera actualisé au fil des kilomètres, à la même adresse. Les données constructeur sont identifiées comme telles ; les constatations sont les miennes.