Premier jour de mon road trip alpin avec ma 500 CB-X, chargée de 50 kg de matos pour plusieurs jours en autonomie. Départ d'Annecy sous la pluie avec pour objectif Lanslebourg-Mont-Cenis en passant par le Cormet de Roselend et l'Iseran. Pas les meilleures conditions pour démarrer, mais comme je le dis toujours : le soleil est dans ma tête, c'est le principal !
🔍 Présentation du matériel
L'équipement météo
Pour ce voyage, j'ai opté pour une configuration mixte après avoir longtemps hésité. Au lieu de partir avec ma veste DTB et une veste de pluie par-dessus, j'ai finalement choisi ma veste d'hiver (sans toutes les doublures) avec un petit Damart Thermolactyl en dessous. Côté bas, pantalon de pluie sur le pantalon d'été. Et bien sûr, le tour de cou qui fait toute la différence contre les remontées d'air froid.
Le chargement : 50 kg répartis intelligemment
Deux valises latérales de 15 kg chacune, un top case de 15 kg également, et une sacoche réservoir de 5 kg. Dans les valises : habits, trousse de toilette, eau, nourriture et quelques outils. Le top case contient tout le matériel de couchage : tente, matelas, oreiller et même une chaise pour les soirées. La sacoche réservoir abrite le matériel vidéo et les indispensables de navigation.
🏍️ Retour terrain
Les conditions difficiles
Dès Albertville, direction Beaufort puis le col des Saisies, je me suis retrouvé dans la purée de pois. Brouillard, pluie intermittente, et cette sensation désagréable de rouler aveugle dans les nuages. À chaque arrêt pour réajuster l'équipement ou bricoler avec le GPS, c'était le merdier - casque qui se couvre de buée, écran tactile inutilisable avec les gants mouillés.
Le passage du Cormet de Roselend
Première belle surprise avec le lac du barrage qui, malgré les nuages bas, gardait cette couleur bleu magnifique. On reste toujours admiratif devant ces ouvrages gigantesques. La cascade en contrebas de la route ajoutait encore au spectacle, même si j'ai dû remonter la visière pour éviter les projections.
L'Iseran : le grand frisson
Au sommet du col de l'Iseran, le thermomètre affichait 7°C, et avec le vent, on devait plutôt être autour de 5°C ressentis. Là, j'ai vraiment apprécié d'avoir pris ma veste d'hiver ! Avec les 50 kg sur la moto, j'ai eu du mal à la tenir à l'arrêt par moments, mais ça restait gérable.
Mine de rien, il y a pas mal de motards qui font les cols même par temps maussade. C'est censé être la saison, alors n'hésitez pas, même si la météo n'est pas parfaite !
🎯 À qui ça s'adresse
Les amateurs de road trips alpins
Si tu prépares un voyage dans les Alpes avec du matériel de camping, cette répartition de charge fonctionne bien. Les 15 kg par point d'ancrage permettent de garder un équilibre correct, même si ça se sent nettement à l'arrêt.
Les motards "toutes saisons"
Pour ceux qui sortent par tous les temps, la combinaison veste d'hiver + sous-vêtement technique + pantalon de pluie s'avère efficace. Plus pratique que la superposition de couches multiples qui deviennent vite encombrantes.
Avec 50 kg de chargement, la moto change complètement de comportement. Anticipez les freinages et prenez vos précautions dans les épingles, surtout par temps humide.
⚖️ Mon verdict
Malgré les conditions météo difficiles, cette première journée s'est plutôt bien passée. La configuration d'équipement a fait ses preuves - j'ai eu chaud, j'ai été au sec, et surtout j'ai pu profiter de ces paysages magnifiques même sous la brume. Le chargement à 50 kg demande un peu d'adaptation mais reste parfaitement gérable sur ce type de parcours.
Au final, comme je le répète souvent : il n'y a pas de mauvais temps pour rouler, il n'y a que de mauvais équipements. Et quand le paysage est là, même dans les nuages, ça garde un charme fou !